Anxiété, Angoisse, Dépression : Comment s’en sortir ?

Aujourd’hui, j’ai envie de parler de choses vraies et parmi elles, se trouvent les sujets autours de l’anxiété, de l’angoisse et de la dépression. En fait, on pourrait regrouper les deux premières dans la dernière : la dépression. Je me rappelle qu’il y a encore 10-15 ans, cette thématique était encore très à la mode dans les médias mais aujourd’hui, ce qui a été décrété « phénomène » de la société de notre siècle semble avoir été intégré comme étant une norme. Dans la communauté africaine, la dépression et tous les sujets liés restent encore aujourd’hui tabous. On préfèrera dire qu’une personne a des « soucis » plutôt qu’un malêtre. Et puis de toute manière, selon nous la dépression c’est  » un truc de blanc « . Nous avons tellement cette impression que s’ouvrir et parler de ce qui se passe au niveau interne est une faiblesse que nous nous barricadons derrière nos grandes attitudes, une joie débordante et parfois un jemenfoutisme déconcertant face aux épreuves et aléas de la vie.

Etant donné que je fais partie de cette culture, je sais que normalement, je n’ai pas le droit d’en parler. Mais aujourd’hui – pardonnez moi le terme – je m’en fous. J’en parle. Parce que je sais que beaucoup d’entre nous en souffrent, je sais que j’en ai souffert et j’aurais aimé que quelqu’un qui me ressemble ou qui vit les mêmes choses que moi puisse m’approcher pour non seulement mettre les mots exacts sur ce que je ressentais/ressens mais aussi me donner des solutions, des encouragements. Pas juste un « ça va aller », « aujourd’hui tu pleures mais demain tu en riras » ou encore « il faut prier, c’est pas normal ». Dans cette situation, un « ça va aller » ça ne suffit pas. Quand on est passé par cette position, qu’on s’en est sorti et qu’on fait un throwback en arrière : on a tout sauf envie de rire sur notre ancien malheur, croyez-moi. Donc vraiment, si vous avez ce genre de conseils stupides, gardez-les pour vous le jour où vous passerez par ce type d’épreuves et regardez si cela vous consolera. Bref, je sais : le vif du sujet et vite !

L’état dépressif est un trouble de l’humeur qui s’accompagne de tristesse et de souffrance morale. La dépression est d’intensité variable, depuis la démoralisation jusqu’au désespoir profond.

Voici une définition que j’aime bien (tirée du site Doctissimo) pour sa simplicité et sa facilité de compréhension. On nous  parle de « trouble de l’humeur » ce qui nous fait comprendre qu’il y a un changement dans notre état, à savoir que nous passons de la joie à la tristesse ou d’un certain bien-être à de la souffrance. Mais on apprend également que la dépression a plusieurs intensités c’est-à-dire qu’elle peut prendre plusieurs formes : de la démoralisation au désespoir profond.  Ce dernier point est important car il s’agit de la raison précise pour laquelle beaucoup d’entre nous ne nous rendons pas compte de notre état dépressif. Je pense que la forme de dépression que nous voyons le plus dans les médias et dont les psy parlent le plus  est celle du désespoir profond, des personnes qui se laissent totalement aller, prennent des anti-dépresseurs, commettent des suicides… enfin l’extrême quoi. Pourtant, nous avons tous et toutes déjà vécues des souffrances morale ou encore une tristesse profonde sans savoir que nous faisions une dépression. Je ne vais pas aller plus loin dans les définitions.

Pour ma part, les moments de tristesse profonde, le manque de motivation impactant négativement votre esprit… j’en ai vécus. Ces moments où on a l’impression que le bonheur, la chance, les promesses de Dieu ce n’est que pour les autres et que pour nous, tout est difficile voir impossible à tel point que cela doit relever du miracle. Depuis toute petite, j’ai toujours cru en moi, mes capacités et mon avenir mais certaines épreuves de la vie m’ont beaucoup fait douter de moi, de la vie et m’ont mises au plus bas. Que vous vous releviez ou pas, ces circonstances-là vous changent. Ce calme presque troublant que vous affichez, votre détachement face à certaines choses, votre manque de patience, la compassion accrue que vous avez envers la peine des autres… Vous et moi savons d’où ça vient.

Chez moi, ce malêtre s’est manifesté sous différentes formes mais je pense qu’en gros, c’était un vide que je ressentais. Je vous épargne les causes personnelles qui m’ont amenées à avoir ce sentiment car le post est déjà long. Tout ce que je peux vous dire, c’est que cet état n’a rien avoir avec votre vie actuelle mais tout à voir avec l’état de vos émotions et l’angle sous lequel vous décidez de voir la vie.

La qualité de votre vie, dépend de la qualité de vos émotions. 

Je dis ça, on dirait que c’est facile alors que toute cette semaine, j’ai laissé mes émotions me jouer des tours et j’ai eu envie d’abandonner. Mais j’ai envie de croire qu’il faut voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. J’ai envie de croire que même si les statistiques m’annoncent à 99% que ma situation est sans issue, le 1% de probabilité que je m’en sorte peut encore prendre le dessus  et me faire sortir victorieuse.

Ce qui m’a beaucoup aidé à tenir le coup dans mes pires moments, c’est le fait d’avoir développé une attitude de gratitude. Je suis croyante alors ma gratitude, je l’exprime envers Dieu. J’ai commencé à le remercier pour tout et même les choses que nous prenons pour acquises : le souffle de vie, me réveiller le matin, avoir de quoi manger, un toit sur ma tête, une famille au complet, des diplômes etc. Plus je développais cette attitude de gratitude, plus je disais merci, plus je me rendais compte que malgré les choses que je n’ai pas encore, malgré le fait que je ne sois pas là où je veux être, j’ai quand même accompli beaucoup de choses dans ma vie. Beaucoup de choses que d’autres n’ont pas. Cette prise de conscience a gentiment restauré mon estime de moi et donc lutté contre ma déprime. Je ne dis pas que maintenant je vis totalement stress free, comme je l’ai tout à l’heure j’ai encore mes moments de souffrance morale, je combats encore la négativité et je pense que tout au long de la vie, face aux épreuves ces moments referont surface. Toutefois, quand ces challenges surviennent, il faut faire un throwback dans l’historique de sa vie et se rendre compte des 5 points suivants :

  1. Nous avons déjà surmonté des épreuves similaires voir plus grandes 
  2. Nous avons déjà accompli de grandes choses 
  3. Nous avons déjà connu le sentiment de bien-être 
  4. Nous avons autant de valeur que toute autre personne sur cette terre 
  5. L’état, la situation dans lequel/laquelle nous nous trouvons n’est que temporaire, ce n’est pas comme cela que notre vie va se terminer

Je sais que lorsqu’on se sent sans espoir face à l’impasse d’une situation, c’est difficile d’y croire mais je vous promets que si vous repensez à ces 5 points à chaque fois que vous avez envie de ressasser vos pensées négatives, des petites lueurs de positivité s’allumeront à chaque fois dans votre coeur et vous aideront à lutter contre votre déprime.

Il y a certainement beaucoup plus à dire et je laisse la discussion ouverte en commentaire ou sur mes réseaux sociaux. Exprimez-vous, partagez vos astuces/solutions et surtout, je vous invite à partager cet article autours de vous parce qu’on ne sait jamais qui peut en avoir besoin en ce moment même.

 

 

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